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Les régimes font-ils grossir ?

 

Notre époque est celle de l'image et nous aspirons presque tous à la minceur.
Mais pas à n'importe quel prix ! et surtout pas au détriment de notre santé, de notre moral ou de notre porte-monnaie. Pour mincir en douceur, sans reprendre de poids à la première occasion, on privilégie une remise en condition totale de notre mode de vie, ou des régimes basés sur une bonne connaissance du métabolisme du corps.


Le poids n'est pas un ennemi !


Il est aujourd'hui difficile pour une candidate à la minceur de s'y retrouver parmi la pléthore de régimes prétendument révolutionnaires proposés continuellement. Toutefois, de grandes lignes se dégagent de cette diversité et il semblerait qu'un des axes principaux en soit la disparition des régimes draconiens et affamants qui ont sévi pendant des décennies et fait de véritables ravages. Heureusement, la tendance actuelle des régimes est au respect des vrais besoins de chacun et à la recherche du bien-être autant que de l'amincissement.

La majorité de ceux qui suivront un régime d'ici cet été finira par récupérer son poids, voire des kilos en plus ! Un logique quasi imparable : en dérégulant le comportement alimentaire, les régimes n'ont d'effet qu'à court terme.
9 fois sur 10, ceux qui ont suivi un régime auront regrossi 5 ans plus tard.

Hygiène de vie plutôt que privation

 

Même si, aujourd'hui encore, une femme sur quatre choisit pour maigrir la diète protéinée, basée sur un déséquilibre alimentaire contrôlé et passager, l'heure des régimes équilibrés a sonné, vivement encouragés par de nombreux diététiciens et nutritionnistes. L'avantage de ces régimes est qu'ils sont sans danger pour l'organisme et tiennent davantage de l'hygiène de vie que de la privation.

L'aboutissement d'une prise de conscience

Manger équilibré ne veut pas dire se priver, mais comprendre ses besoins sans négliger pour autant ses envies. Il s'agit plus de répartir que d'interdire. Bien manger, en utilisant de bons produits frais et non des aliments saturés de chimie : c'est l'aboutissement logique de la prise de conscience que l'alimentation influe sur la santé. On peut donc mincir avec plaisir, en apprenant à mieux connaître ses besoins, sans renier ses envies.

Atteindre l'équilibre

Si nous consommons chaque jour entre 1 600 et 3 000 calories selon l'âge, l'activité ou les habitudes alimentaires, il ne suffit pas de réduire cette quantité pour maigrir. Il faut surtout respecter, quel que soit le nombre de calories consommées, un équilibre entre la quantité de glucides (ou sucres), de protides (ou protéines) et de lipides (ou graisses). Soit 50% de glucides, 30% de protides et 20% de lipides. 1000 calories de lipides ne sont pas utilisées de la même manière par l'organisme que 1000 calories de protides.

Repérer ses erreurs alimentaires

La première démarche des spécialistes de la nutrition est de vous aider tout d'abord à repérer et éliminer vos erreurs alimentaires (le plus souvent une mauvaise répartition des nutriments avec un excès de graisses et de sucres rapides, sans oublier l'alcool), ainsi qu'à maîtriser d'éventuels troubles du comportement alimentaire participant largement à la prise de poids (boulimie, grignotage toute la journée, compulsions alimentaires, hyperphagie). Ce sont ces mauvaises habitudes qu'il convient de combattre pour mener à bien une lutte efficace contre les kilos. Avec en tête l'idée qu'en matière de régime, la personnalisation et l'adaptabilité aux besoins de chacun sont des conditions incontournables de la réussite.

Le poids de la mal bouffe

La consommation de desserts ne cessent de croître, du sucre pour l'effort ou le réconfort ! on mange 2 fois plus de viande qu'au début du siècle. En 50 ans la consommation de pain a diminué de moitié mais délaisser le pain pour la viande est un mauvais calcul (nous mangeons deux fois plus de viande qu'il y a un siècle. Nous mangeons 2 fois moins de pommes de terres et 7 fois moins de légumes secs qu'il y a 1 siècle.

Limiter l'apport en graisses

Pour mieux mincir, il vaut mieux réguler le pourcentage de graisse dans son alimentation plutôt que de réduire en bloc les apports caloriques. Cette nouvelle hypothèse sur laquelle se basent de nombreux nutritionnistes, a été récemment renforcée lors d'études sur les lipides.

Il apparaît actuellement que les graisses sont plus impliquées dans la prise de poids que les sucres. Or les graisses représentent 41% de l'apport calorique quotidien des femmes en France, alors qu'elles ne devraient pas excéder 30%. Cette surconsommation de graisses, sous estimée par les consommateurs, est notamment liée à l'intrusion excessive des lipides dans de nombreux aliments (barres chocolatées, viennoiseries, biscuits apéritif, chips, pizzas, hamburgers ou plats préparés). En recherche, ce mécanisme est caractérisé par le modèle du "rat cafétéria", nourri avec des aliments gras et sucrés (la "junk food"), qui risque l'obésité et son cortège de maladies graves : hypertension artérielle, diabète de type 2, etc.

Les graisses ont un faible indice de satiété

Une alimentation riche en graisses rassasie moins qu'une alimentation riche en glucides, ce qui conduit logiquement à une augmentation de la ration calorique. En outre, la densité calorique des lipides est deux fois supérieures à celle des glucides et des protéines. Un gramme de lipides apporte neuf calories alors qu'un gramme de glucides ou de protéines en apporte quatre.
Le problème d'un régime équilibré n'est donc pas tant de diminuer l'apport calorique mais bien de réguler celui des lipides en diminuant leur pourcentage dans l'alimentation. De récentes études ont montré que la seule diminution du contenu en graisse, sans limitation calorique, conduit à la perte de poids.

Rétablir les glucides lents

 

Les glucides d'assimilation lente sont actuellement réhabilités dans le cadre des régimes amaigrissants. Ils doivent représenter 50% des apports caloriques quotidiens. Qui dit glucides dans le cadre d'un régime amaigrissant, ne dit pas sucreries et confiseries, mais sucres lents, c'est-à-dire pain, féculents et légumes secs. Cependant, il est conseillé d'éviter les versions raffinées, comme le pain blanc, le riz blanc ou les flocons de pommes de terre, qui se rapprochent plus des sucres rapides.

 

 

La nouvelle tendance des régimes

La réduction des graisses peut s'effectuer au profit de ces sucres lents qui font moins grossir que les lipides (ils sont deux fois moins caloriques) et entraînent plus rapidement une sensation de satiété. En outre, les nutritionnistes semblent d'accord pour dire qu'une grande partie des glucides est dépensée rapidement, alors que l'organisme a plutôt tendance à stocker les lipides.
La tendance en matière de régime amaigrissant s'oriente actuellement vers une base de sucres d'assimilation lente. Tendance qui vient détrôner les fameux régimes hyperprotéinés en vogue durant ces dernières années 90.




Pourquoi les régimes restrictifs font-ils grossir ?

 

Chaque fois que l'on suit un régime ou une méthode particulière, il y a d'abord un début puis une fin. Et l'on reprend du poids aussitôt que l'on cesse. Le point sur ces idées reçues ou ces vérités tronquées qui vous font soi-disant maigrir rapidement...

Sauter le repas de midi ou du soir permet de maigrir sans trop se priver : Faux. Cela déclenche inévitablement une sensation de faim intense qui s'accompagne aussitôt de dérapages : la privation aboutit le plus souvent à une perte de contrôle dans la soirée ou le lendemain. On soupçonne même l'organisme de réagir en stockant lors du repas suivant.

Je supprime tout ce qui est gras : Attention !
Notre corps a besoin de gras pour vivre, surtout nos tissus et notre rétine. Limiter les apports lipidiques, c'est bien, mais les supprimer totalement peut être dangereux.

Pour maigrir, le mieux est de se "mettre au vert" et ne manger que des légumes et des crudités non assaisonnées, à volonté : Faux.
Les légumes et les crudités remplissent votre estomac, mais vous prenez l'habitude de consommer de gros volumes de nourriture. Aussi, si vous craquez, vous risquez de faire de même, mais avec des aliments hypercaloriques. En outre, le corps a besoin de protéines de sources alimentaires diverses et se priver brutalement de viande n'est pas anodin.

Eviter les aliments "tout prêts" permet de réguler son alimentation : Vrai.
Ces aliments sont élaborés avec beaucoup de graisses saturées, nocives pour la santé. Les aliments frais sont toujours à privilégier.

La soupe est un mange-graisses : Faux.
Rien ne mange les graisses ! Ce genre de régime fait perdre de l'eau, des protéines et peu de graisse.

Les substituts de repas constituent le régime idéal : Faux.
S'ils peuvent être efficaces à court terme, les substituts de repas ne rééduquent pas vos habitudes alimentaires et ne comblent pas votre faim. Il est donc préférable de les utiliser avec modération.

Pour bien maigrir, il faut supprimer les pâtes, le pain et tous les féculents : Faux. L'organisme a besoin d'un minimum de glucides contenus dans ces aliments. Si on ne les lui donne pas, il va aller les chercher ailleurs, dans la masse maigre, ce qui fait qu'il va puiser dans les muscles ! Les nutritionnistes tentent de réhabiliter ces sucres lents, longtemps boudés. Excellents régulateurs de l'appétit et d'un bon apport en protéines et en fibres, le pain et les féculents font partie de l'équilibre alimentaire prôné aujourd'hui. Cependant, il faut éviter les aliments raffinés comme le pain et le riz blanc, la purée en flocons etc. qui se rapprochent plus des sucres rapides.

La diète hyperprotéinée est le seul moyen de perdre du poids
sans perdre du muscle : Faux.
La diète hyperprotéinée, dans la majeure partie des cas, n'est pas adaptée. Malgré l'apport des protéines sous forme de préparations diverses, la perte de masse musculaire est quasiment inévitable.

Les régimes sévères font davantage grossir que maigrir : Vrai.
Lorsqu'on maigrit rapidement grâce à un régime sévère, on a toutes les chances, pour des raisons biologiques et psychologiques, de perdre le contrôle de son alimentation à l'issue du régime. On reprend souvent plus de poids qu'on n'en avait perdu.

 

Sources : "Génération Santé" et "Savoir Maigrir".

 

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L'obésité sévère, maladie chronique qui met en péril la santé,
nécessite un suivi médical au long court.


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