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LE RAISIN
quel fruit miraculeux ? |
| Manger du raisin, rien que du raisin, pendant une,
deux, trois, quatre semaines ou davantage. |
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| Les vertus du raisin étaient mentionnées
dès l'Antiquité, notamment par Dioscoride, Pline et Galien.
Au XVIe siècle, Rabelais écrit : "C'est viande céleste,
manger à déjeuner raisin avec fouace fraîche pour
ceux qui sont constipés du ventre." Mais il semble qu'aucun
médecin, avant le XVIIIe siècle, n'ait recommandé
la cure de raisin proprement dite. Le premier à l'avoir fait
- à notre connaissance - fut un professeur de médecine
de la fin du XVIIIe siècle, Desbois de Rochefort, qui écrivait
en 1789 : "Le raisin est, d'après l'expérience de
beaucoup de praticiens et la mienne propre, le meilleur fondant de la
bile. Il est très bon dans les engorgements des viscères
abdominaux, les jaunisses très rebelles, la fièvre quarte
avec engorgement du bas-ventre, surtout dans la maladie noire, l'hypocondrie
et les maladies cutanées, car c'est un excellent dépuratif
; mais il ne faut pas le donner à légère dose. |
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| Les
établissements spécialisés dans la remise en forme
des cadres surmenés leur offrent, manière de parler, car
ils se font payer fort cher, toute une panoplie de techniques destinées
à gommer les effets de la fatigue et du stress. On y trouve pêle-mêle
un régime alimentaire "adapté à chaque cas",
un programme d'exercices physiques, la relaxation, le drainage lymphatique,
des massages de toutes sortes, des bains à remous, du yoga, etc.
Et si la cure de raisin permettait, sans bourse délier et sans abandonner ses occupations, de parvenir au même résultat ? Le corps revitalisé "Super-forme", "tonus extraordinaire", "dynamisme", "euphorie," bien-être", ces mots reviennent souvent sous la plume de ceux qui racontent leurs impressions pendant et après une cure de raisin. Il y a, bien sûr, des exceptions, sur lesquelles nous reviendrons. Mais 90% des personnes qui, avant la cure, se plaignaient de fatigue, ont constaté une amélioration, souvent spectaculaire de leur état. Amélioration d'autant plus nette que la cure est longue. En voici quelques exemples : "Fatigue intense les premiers jours, puis chaque matin l'impression des ailes qui poussent et de la joie de vivre. (C.H) "Etat physique et psychologique formidable. Même mon entourage s'est rendu compte de ma forme excellente, il paraît que j'étais moins nerveuse, et surtout mes "traits tirés" avaient complètement disparu." (V. R.) "Malgré la poursuite normale de mon travail (maraîcher), je n'ai ressenti aucune fatigue, à part quelques légers "coups de pompes" de quelques minutes. Impression de mieux-être et de légèreté Trois semaines après la cure, j'ai toujours l'impression d'une meilleure forme et d'un plus grand dynamisme." (P.) "Des problèmes d'irritabilité les deux premiers jours. Ensuite une super forme physique et psychique." (J. S.) "Cure très bien vécue : dynamisme, légèreté (tout me semblait simple), clarté d'esprit et de teint. Plaisir de manger du raisin." (L.D). Cette impression de bien-être et de grande forme met un certain temps à s'installer : deux ou trois jours chez certains, jusqu'à deux semaines chez d'autres. Elle se prolonge longtemps après la reprise alimentaire à condition que celle-ci soit bien faite, et que l'on ne retombe pas immédiatement dans ses mauvaises habitudes. Un remède à nos petits maux quotidiens En dehors des états pathologiques, notre vie est bien souvent empoisonnée par de petits maux apparemment sans gravité, mais aux conséquences insoupçonnées. La cure de raisin s'avère souvent efficace contre eux. La constipation n'est pas considérée comme une maladie. Sans doute à tort, car elle provoque une véritable auto-intoxication de l'organisme. Les médecins du moyen-âge - dont les connaissances étaient beaucoup plus avancées qu'on ne le pense généralement - ne pariaient guère de constipation ; à l'époque, le problème ne se posait guère, l'alimentation étant suffisamment riche en fibres. Ils insistaient par contre lourdement sur un précepte de vie saine que l'on ne retrouve dans aucun ouvrage moderne : lorsque le besoin de vider l'intestin s'en fait sentir, il ne faut surtout pas attendre. Rappelons à cette occasion qu'il est indispensable, si l'on veut rester en bonne santé, d'aller à la selle au moins une fois par jour. De nombreux spécialistes disent même que l'idéal serait d'y aller deux ou trois fois par jour. La cure de raisin n'est pas l'arme absolue contre la constipation. Cependant, d'après une enquête menée auprès de 500 curistes de la cure de raisin, 70% des personnes constipées ont constaté, pendant et après la cure, une amélioration de leur transit intestinal. Amélioration qui se prolongeait plus longtemps si la cure était suivie d'une modification des habitudes alimentaires. Pour les autres problèmes digestifs et intestinaux (colique, gaz, ballonnements, diarrhées, lourdeurs d'estomac), le taux d'amélioration atteint 77%. Selon le Dr Rey, "c'est dans la constipation que nous trouvons la principale indication du jus de raisin. Il régularise les fonctions naturelles par son action déconstipante, laxative, décongestionnante et même désinfectante. Sous son influence, le ventre devient libre, les selles se régularisent sans diarrhée." "Cela fait des années que je n'avais pas aussi bien dormi." Les observations de ce genre reviennent fréquemment chez ceux qui ont fait l'expérience de la cure de raisin. Que l'on dorme mieux pendant la cure, rien de plus naturel : le tube digestif, et avec lui tout l'organisme, est presque au repos, on est moins stressé, on ne prend plus d'excitants. Mais l'amélioration du sommeil se poursuit bien au-delà de la reprise alimentaire. Quelques curistes se sont plaints du phénomène inverse : ils ont eu des insomnies pendant la ou les semaines qui ont suivi la cure. La cause était presque toujours une reprise mal faite Comme l'intestin, la peau est un baromètre de notre santé. C'est aussi (avec l'intestin, les voies urinaires et les voies respiratoires) une des quatre voies d'élimination des toxines dont dispose notre organisme. Absorbant moins de substances "encrassantes" ou toxiques (il ne reste que les polluants de l'air, de l'eau et du raisin s'il a été traité), nous en avons moins à éliminer. Sauf si nous en avons accumulé beaucoup dans nos tissus de réserve, c'est-à-dire principalement dans nos graisses, au cours des année précédentes. Dans ce cas, ces toxines repassent dans le sang pour être éliminées, lors de la "fonte" de nos tissus graisseux. Cela peut provoquer quelques désagréments momentanés, notamment au niveau de la peau (éruptions, démangeaisons). Mais, en règle générale, ceux qui font une cure de raisin acquièrent au bout de quelque temps un teint resplendissant. Les curistes qui avaient des problèmes de peau ont constaté une amélioration dans 80% des cas. Avant de payer cher un nettoyage de peau dans un institut de beauté, pourquoi ne pas essayer une cure de raisin? Parmi les 500 curistes interrogés pour une enquête effectuée par Terre Vivante, les problèmes les plus fréquemment cités ont été. par ordre de fréquence décroissante : la fatigue (citée 103 fois), la nervosité et l'irritabilité (citées 87 fois), les insomnies (citées 79 fois), la constipation (citée 56 fois). Les taux d'amélioration les plus élevés - environ 90% - ont été observés pour la fatigue et pour l'irritabilité et la nervosité. La cure de raisin mettant au repos tout l'organisme, le système nerveux est un des premiers à en bénéficier. Chacun le ressent et l'exprime à sa manière : "Je ne me suis jamais sentie aussi bien que pendant la cure. J étais loin de tout, pas stressée, un peu "planante" parfois, ce qui était parfois gênant (impression de ne pas avancer dans le travail), très lucide, répondant tout à fait à propos aux gens. pas anxieuse." (M. I.) "La semaine qui suivit la cure. moral et forme excellents, digestion bonne, grande patience avec les autres, sérénité." (P. B.) Maux de tête, bourdonnement d'oreilles, nez bouché, yeux qui pleurent sont des manifestations bénignes très répandues. La cure de raisin les élimine ou en réduit l'intensité dans la plupart des cas, même si on constate souvent une aggravation - notamment des maux de tête - pendant les premiers jours de la cure. De nombreuses personnes ont noté - à l'issue de leur cure de raisin - une plus grande sensibilité de l'odorat et du goût. Certaines ont également noté une amélioration de leur ouïe et de leur vue. Grâce à l'affirmement du goût et de l'odorat, on trouve une saveur nouvelle à des mets simples, que l'on jugeait fades avant la cure. L'adieu aux mauvaises habitudes Chacun sait combien les habitudes sont tenaces et, plus que toutes les autres, les habitudes alimentaires. On décide - on se le jure - que l'on va manger moins de viande ou de pâtisserie, mais au bout de quelques semaines on retombe dans les mêmes travers. Or il se passe, avec la cure de raisin, quelque chose de curieux. On éprouve naturellement, à l'issue de la cure, le besoin d'une alimentation plus saine et plus naturelle. C'est comme si l'organisme retrouvait, pour un temps, son instinct. Comme s'il savait à nouveau distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais pour lui. Bien entendu, tout le monde ne réagit pas ainsi. Ce serait trop beau ! Mais plus de la moitié environ des curistes de l'enquête menée ont modifié leur alimentation après la cure. Les changements mentionnés le plus souvent sont :
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| Se borner à constater les
effets bénéfiques du raisin ne saurait nous satisfaire
totalement. Nous aimerions en effet connaître les constituants
du fruit qui lui confèrent ses vertus thérapeutiques,
et comprendre comment ils agissent.
Ce qui frappe tout d'abord, c'est l'exceptionnel
richesse en sucre de ce fruit : il en contient 16 à 18% contre,
par exemple, 12% pour l'abricot, 10% pour la pêche. 13% pour
la pomme, 7% pour la fraise. |
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Pas de cuisine à faire. Manger quand on a faim.
autant que l'on veut. chez soi, au bureau, en voyage. Nettoyer son organisme
sans renoncer à ses activités habituelles et en conservant
la plus grande partie, voire la totalité, de son énergie...
Pas surprenant, au vu de tous ces avantages, que la cure de raisin ait du succès. D'autant que le raisin est un fruit dont, sauf exception, on se lasse difficilement, même si on ne mange rien d'autre pendant des semaines. Et puis, contrairement au jeûne, la cure de raisin ne fait pas peur. Mais une telle cure ne s'improvise pas. Si on veut qu'elle se déroule sans incidents et qu'elle donne les résultats escomptés, il faut en respecter scrupuleusement le "mode d'emploi". La préparation Pour réussir une cure de raisin, il faut s'y préparer :
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| Commencez doucement par un repas dans la journée uniquement composé de raisin. Les autres repas devront être légers, et vous pouvez manger en complément des pommes afin de drainer vos intestins. Fiez-vous à votre instinct et à votre appétit, sans vous préoccuper du reste. La seule chose à éviter est de manger une trop grande quantité en une seule fois, et de vouloir conserver le rythme habituel des trois repas par jour. Si, dans le courant de la journée, vous avez soif, buvez de l'eau ou une infusion non sucrée. Les journées suivantes ne diffèrent pas sensiblement de la première. Il est recommandé de continuer à consommer des pommes ou à boire du jus de pomme. Les deux premiers jours sont presque toujours les plus difficiles. Ils s'accompagnent souvent de maux de tête et d'un état de grande fatigue. Ne vous découragez surtout pas. A partir du troisième jour, l'organisme prend son rythme et, en général, la forme revient. La quantité de raisin à manger chaque jour dépend de l'appétit de chacun. Si on ne dispose que de raisins à grosses peaux, on pourra recracher une partie des peaux. Mais il est souhaitable d'en avaler une certaine quantité, car elles fournissent les fibres indispensables au bon fonctionnement de l'intestin. Le rythme de vie à adopter pendant la cure varie beaucoup d'un individu à l'autre. Si vous continuez à travailler, ce rythme vous sera plus ou moins imposé, mais essayez d'éviter les travaux trop fatigants, les journées trop stressantes et les heures supplémentaires. Essayez de saisir cette occasion pour vous coucher plus tôt, ce que l'organisme réclame souvent de lui-même. Votre corps aura un temps d'adaptation à ce nouveau régime, ce qui pourra s'accompagner de manifestations déplaisantes. Quelques désagréments et comment y remédier : Quatre symptômes sans gravité reviennent assez souvent chez les curistes surtout au début : la fatigue, les maux de tête, les nausées ou vertiges, la frilosité. - La fatigue est une réaction normale des organismes dopés en permanence par des stimulants. La réduction de l'apport calorique conduit inévitablement à une moindre résistance à l'effort physique. Cette forme de fatigue est tout à fait naturelle, il suffit de réduire la durée et l'intensité de l'effort pour éviter qu'elle ne soit trop pénible. Certains curistes ressentent un état de fatigue plus profond, indépendant de l'activité physique. Quelques-uns, peu nombreux, se plaignent de s'être "traînés" pendant la cure. Il s'agit souvent de personnes surmenées, la suppression des aliments et des boissons stimulants les contraint à vivre au ralentit pendant la cure. - Les maux de têtes sont relativement fréquents les premiers jours. Ils disparaissent en général spontanément. Un remède efficace pour les soulager est de boire un verre d'eau chaude. - Des nausées et des vertiges peuvent également survenir. Les seuls remèdes sont l'eau chaude on froide, et le repos. - La frilosité est une réaction très fréquente, constatée également lorsqu'on jeûne. On prévoira une couverture de plus pour la nuit et des vêtements suffisamment chauds pour la journée. Des crises d'élimination peuvent, dans certains cas, perturber momentanément le déroulement de la cure. Elles se traduisent selon les individus, par un rhume, un accès de fièvre, une éruption cutanée, des douleurs articulaires, une langue chargée, parfois une crise d'hémorroïdes. Ce sont des réactions normales, provoquées par la libération dans la circulation sanguine, en vue de leur élimination, des toxines accumulées dans l'organisme (déchets du métabolisme, résidus de pesticides, polluants divers). |
| La reprise alimentaire : une période cruciale C'est bien connu pour le jeûne : il suffit d'une reprise mal faite, c'est-à-dire pas assez progressive, pour en voir s'évanouir tous les bienfaits. Et même pour avoir de sérieux ennuis : mal de ventre, accès de fièvre, crise de foie. etc. Après une période de mise au repos, le tube digestif, et l'ensemble de l'organisme. doivent en effet se réadapter à une alimentation normale. La réadaptation est d'autant plus lente que la cure, ou le jeûne, aura été plus longue. Insistons sur le fait qu'une bonne partie des échecs et des problèmes rencontrés lors de cures de raisin est due à une reprise mal faite. Des personnes ayant effectué une reprise alimentaire, trop rapide ont été victimes d'accès de fièvre, de diarrhées, de maux de ventre, etc. Pourquoi la reprise est-elle si difficile ? Tout simplement parce que, après un certain temps sans manger autre chose que du raisin, on a un appétit d'ogre et une envie insatiable de manger de tout, tout de suite et beaucoup ! Même lorsqu'on a beaucoup de volonté, il est très difficile de résister. On commencera par réintroduire des fruits et des légumes (crus ou cuits), puis des produits laitiers à digestion facile (yaourt, fromage blanc), de petites quantités de céréales et de poisson, la viande, les palts en sauce, le thé, le café, le chocolat, pour ceux qui en consomment, seront introduits en dernier. Calendrier type de reprise après une cure de raisin d'une semaine :
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| Dix
conseils pour tirer le maximum de profit d'une cure de raisin :
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CONCLUSION |
| Le raisin est décidément
un fruit fascinant. Il serait sans doute déplacé de faire
ici l'éloge du plus célèbre des produits auxquels
a donné naissance le vin même si, n'en déplaise
aux buveurs d'eau, la fermentation du jus de raisin est quand même
une belle invention, dès lors que l'on sait en user avec modération.
Mais le raisin a bien d'autres usages. Séché, c'est un aliment
idéal pour les sportifs et un précieux ingrédient
pour les desserts, où i1 peut remplacer le sucre, et pour bien
d'autres préparations culinaires. Concentré par évaporation, le jus de raisin permet de préparer le raisiné, excellente confiture dans laquelle toute adjonction de sucre est inutile. Quant au marc de raisin, ce qui reste après l'extraction du jus, il donne naissance, associé au navet, à une surprenante «choucroute» que l'on peut encore déguster dans le Frioul, au nord de la Vénitie. On ne peut parler du raisin sans évoquer la vigne et admirer sa vigueur et sa rusticité exceptionnelles, qui lui permettent de prospérer sur des terrains arides et pentus, où toute autre culture serait impossible. Elle sait aussi recouvrir de ses lianes et de son feuillage des tonnelles d'où pendent à l'automne des grappes gorgées de soleil qui incitent... à la cure de raisin. Tonnelle, treille palissée le long d'un mur ou vigne plantée sur un coteau bien exposé, chacun produisait, jadis, son raisin. Pour en faire du vin, le «jus de la treille», comme on l'appelait autrefois, mais aussi pour le manger frais. Même dans un jardin familial, il est rare que l'on ne puisse trouver un endroit où faire grimper deux ou trois pieds de vigne. Cueillir et déguster sur place, comme au siècle dernier, sa première grappe de raisin de la journée, encore couverte de rosée, redevient alors possible. |
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Sources : "Terre Vivante", "Bio contact". |
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